Le traitement termites bois combine deux actions : l’élimination de la colonie dans le sol et les murs, confiée à une entreprise spécialisée, et la protection des bois contre une nouvelle attaque. Un traitement anti-termite commence toujours par une déclaration en mairie, obligatoire dès la découverte des insectes.
Les termites sont le seul insecte du bois soumis à des obligations légales en mairie, parmi ceux qu’un traitement bois fongicide insecticide doit couvrir. Vous pouvez protéger les bois vous-même ; la colonie relève d’une entreprise spécialisée.
Qu’est-ce qu’une attaque de termites ?
Une attaque de termites est la colonisation d’un bâtiment par des termites souterrains qui viennent du sol pour se nourrir de cellulose. Selon le FCBA, ils mangent le bois, mais aussi le papier, le carton et les panneaux dérivés du bois. La France métropolitaine compte 6 espèces de termites, dont 5 souterraines du genre Reticulitermes, selon la préfecture de l’Allier. L’insecte mesure 6 à 8 mm, selon la DREAL Bretagne. Une colonie compte des milliers d’ouvriers qui prospectent le sol, selon le FCBA.
Les termites fuient la lumière. Ils circulent dans les matériaux, les doubles cloisons, les isolants, les gaines et les joints. Le FCBA précise qu’une fissure de moins d’1 mm leur suffit pour entrer. L’attaque reste donc longtemps invisible, souvent au contact entre le bois et la maçonnerie.
Comment reconnaître des termites dans le bois ?
On reconnaît des termites dans le bois à trois signes, selon la DREAL Bretagne :
- Des cordonnets de terre : petits tunnels terreux qui courent sur les murs, les fondations ou les tuyaux, pour relier le sol au bois.
- Un bois feuilleté : le bois se délite en fines lamelles, avec des galeries « maçonnées » de terre. La préfecture de l’Orne parle d’aspect « mille-feuilles ».
- Des ailes éparses au sol : les termites ailés perdent leurs ailes après l’essaimage.
Le bois attaqué garde souvent une surface intacte et sonne creux. Les dégâts touchent surtout les éléments porteurs : planchers, solives, charpentes, panneaux, plinthes, huisseries. Les termites attaquent toutes les essences, selon la préfecture de l’Orne. La fourmi charpentière, elle, rejette une sciure filamenteuse et creuse dans du bois humide en décomposition, selon la même source. Pour ne pas confondre, la méthode pour identifier un insecte du bois compare tous les indices.
Termites : que dit la loi ?
La loi impose de déclarer les termites en mairie, et elle encadre la vente, la démolition et la construction dans les zones touchées. Ces règles figurent dans le Code de la construction et de l’habitation.
| Situation | Obligation | Source |
|---|---|---|
| Découverte de termites | Déclaration en mairie par l’occupant, à défaut par le propriétaire ; par le syndicat des copropriétaires pour les parties communes ; dans le mois qui suit la constatation | Ministère de la Transition écologique ; délai : préfecture de l’Allier, Ville de Paris |
| Secteur délimité par le conseil municipal | Le maire peut ordonner aux propriétaires de rechercher les termites dans les six mois | Ministère de la Transition écologique |
| Foyers dans une ou plusieurs communes | Le préfet délimite par arrêté les zones contaminées ou susceptibles de l’être | Ministère de la Transition écologique, préfecture de Maine-et-Loire |
| Vente d’un bien bâti en zone délimitée | Un état relatif à la présence de termites, établi par un diagnostiqueur certifié, est annexé à la promesse de vente ou, à défaut, à l’acte de vente ; il est valable six mois | Ministère de la Transition écologique |
| Démolition en zone délimitée | Bois et matériaux contaminés incinérés sur place ou traités avant tout transport, puis déclaration en mairie par la personne qui en a la charge | Ministère de la Transition écologique |
| Construction neuve en zone délimitée | Protection contre les termites souterrains de l’interface entre le sol et le bâtiment | Ministère de la Transition écologique |
La mairie et la préfecture indiquent si votre commune est concernée par un arrêté. La mérule suit une logique proche : le traitement mérule impose lui aussi une déclaration en mairie.
Comment se déroule un traitement anti-termites ?
Un traitement anti-termites se déroule en deux volets : la lutte contre la colonie, confiée à une entreprise spécialisée, et le traitement des bois du bâtiment. Le FCBA recommande de choisir une entreprise certifiée CTB-A+, contrôlée par un organisme indépendant, et des produits certifiés CTB-P+.
- La colonie : l’entreprise choisit la méthode après diagnostic. Ce volet ne se fait pas soi-même.
- Les bois : les pièces détruites sont remplacées, les pièces conservées sont traitées en surface et, si besoin, par injection. Un traitement charpente complet suit le même principe.
Le prix d’un traitement anti-termites est fixé sur devis. Il dépend de la surface au sol et du linéaire de murs à traiter, de la méthode, de l’accès, de l’étendue des dégâts et du suivi prévu.
Quel produit naturel utiliser contre les termites ?
Le produit naturel du magasin contre les termites est Woodbliss pour les bois non visibles, et HM1 pour les bois visibles intérieurs. Leurs fabricants les destinent à la protection des bois ; ils ne remplacent pas le traitement de la colonie par une entreprise.
- Woodbliss : le fabricant annonce, en usage préventif, une protection anti-termites appuyée sur un test du Mississippi Forest Laboratory (États-Unis). Le produit agit par cristallisation dans le bois, selon sa description. Pour la dilution et le nombre de couches, suivez le mode d’emploi figurant sur l’emballage.
- HM1 : le fabricant le présente comme anti-xylophage, antifongique et anti-termites, pour tous les bois intérieurs, préventif et curatif.
Lisez l’étiquette et les informations produit avant toute utilisation.
Les 5 étapes face à des termites :
- Ne rien détruire : gardez les cordonnets et le bois attaqué en place, ils servent au diagnostic.
- Déclarer en mairie dans le mois qui suit la constatation.
- Faire établir un diagnostic par un professionnel, qui délimite l’étendue de l’attaque.
- Faire traiter la colonie par une entreprise certifiée, et remplacer les bois porteurs détruits.
- Protéger les bois conservés et neufs : Woodbliss sur les bois cachés, ou HM1 sur les bois visibles intérieurs, selon leur mode d’emploi.
Quelle quantité de Woodbliss prévoir pour protéger les bois ?
La quantité de Woodbliss se calcule sur la surface développée des bois, avec la consommation indiquée par le mode d’emploi figurant sur l’emballage. La surface développée additionne toutes les faces : 12 solives de 7,5 × 22 cm sur 4 m offrent 12 × 0,59 m × 4 m = 28,3 m² à traiter.
Comment prévenir le retour des termites ?
Pour prévenir le retour des termites, coupez-leur l’accès au bois et à l’humidité, et surveillez régulièrement. La DREAL Bretagne conseille une surveillance annuelle dans une zone inscrite à l’arrêté préfectoral, et tous les deux ans dans le reste d’un département sous arrêté.
- Ne stockez ni bois ni cartons contre le bâtiment, comme le recommande la DREAL Occitanie.
- Rebouchez les fissures du soubassement : selon le FCBA, une fissure de moins d’1 mm suffit au passage.
- Supprimez les fuites et l’humidité au pied des murs : selon le FCBA, les termites apportent eux-mêmes de l’humidité dans le bâtiment.
Les erreurs fréquentes vues au comptoir
- Pulvériser un insecticide sur les cordonnets : la colonie est dans le sol, intacte, et se déplace.
- Retarder la déclaration : elle est obligatoire dans le mois et protège aussi vos voisins.
- Croire qu’un produit sur le bois suffit : il protège la pièce traitée, pas le bâtiment.
- Évacuer des bois infestés en déchetterie sans traitement : en zone délimitée, la loi impose incinération sur place ou traitement avant transport.
Questions fréquentes sur le traitement des termites
Peut-on traiter les termites soi-même ?
Non, pas la colonie : son traitement demande un diagnostic et un matériel d’entreprise spécialisée. Oui, pour la protection des bois neufs ou conservés, avec un produit appliqué selon son mode d’emploi. Le FCBA recommande une entreprise certifiée CTB-A+.
Faut-il un diagnostic termites pour vendre une maison ?
Oui, si le bien est situé dans une zone délimitée par arrêté préfectoral. Le vendeur fournit un état relatif à la présence de termites, établi par un diagnostiqueur certifié. Selon le ministère de la Transition écologique, cet état est valable six mois.
Quel est le prix d’un traitement des termites ?
Le prix d’un traitement des termites par une entreprise est fixé sur devis. Il varie selon la surface et le linéaire de murs, la méthode, l’accès et l’étendue des dégâts. Le prix des produits de protection des bois s’affiche en direct dans le bloc produits de cette page.
Comment traiter un arbre vivant attaqué par les termites ?
Un arbre vivant attaqué relève d’une entreprise spécialisée : les produits pour bois mis en œuvre ne sont pas conçus pour les végétaux. Un arbre ou une souche infestés près de la maison signalent une colonie dans le sol. Déclarez-la en mairie comme pour un bâtiment : l’obligation vaut aussi pour les terrains, selon le ministère.
Termites ou fourmis : comment faire la différence ?
On distingue les termites des fourmis à leurs traces dans le bois. Le termite laisse un bois feuilleté et de la terre ; la fourmi charpentière expulse par des fentes une sciure filamenteuse, selon la préfecture de l’Orne. En cas de doute, conservez un insecte pour le diagnostiqueur.
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