Aller au contenu
🌿 Un site de Construire au Naturel · matériaux écologiques, magasin en Isère et livraison partout en France

Guide complet

Traitement bois insecticide fongicide : insectes, champignons, termites et feu

Par l'équipe Construire au Naturel Mis à jour le 18 octobre 2026 11 min de lecture

Un traitement bois insecticide fongicide protège le bois contre les insectes à larves xylophages et contre les champignons qui le décomposent. Ce traitement fongicide et insecticide du bois s’applique en préventif sur un bois sain, ou en curatif sur un bois déjà attaqué.

Le bon traitement dépend de trois critères : l’agresseur (insecte, termite, champignon), l’état du bois (sain ou attaqué) et sa place (bois caché de charpente ou bois visible d’une pièce à vivre). Construire au Naturel propose deux traitements que leurs fabricants annoncent sans biocide de synthèse : l’un pour les bois non visibles, l’autre pour les bois visibles intérieurs.

Qu’est-ce qu’un traitement insecticide et fongicide du bois ?

Un traitement insecticide et fongicide du bois est un produit liquide qui empêche les insectes et les champignons de se nourrir du bois. Il pénètre dans les fibres par la surface, ou au cœur du bois par injection. Les produits classiques contiennent des biocides de synthèse qui tuent l’insecte ou le champignon. Les deux produits naturels du magasin agissent autrement :

  • Woodbliss : d’après la fiche technique du fabricant, un processus de cristallisation retire au bois, jusqu’à la profondeur de pénétration, les substances nutritives recherchées par les insectes. Le produit remplit aussi les galeries et consolide le bois effrité. Il se compose de substances minérales et végétales : carbonate de potassium, silice, cellulose, acide abiétique, sucre de bois et eau.
  • HM1 : le fabricant le présente comme un insecticide et fongicide sans biocides, élaboré avec des composés végétaux et minéraux, biodégradable, préventif et curatif.

Quels insectes et champignons attaquent le bois ?

Trois familles d’agresseurs attaquent le bois dans une maison : les insectes à larves xylophages, les termites et les champignons lignivores. Le feu complète la liste des risques contre lesquels un bois se protège.

AgresseurExemplesBois attaquéCondition favorable
Insectes à larves xylophagesCapricorne des maisons, petite et grosse vrillette, lyctusSurtout l’aubier ; résineux, feuillus ou les deux selon l’espèceBois en place, non protégé
Termites souterrainsTermites du genre ReticulitermesToutes essencesAccès depuis le sol, à l’abri de la lumière
Champignons lignivoresMérule, pourrituresToutes essencesBois humide durablement

Les insectes à larves xylophages

Les insectes à larves xylophages pondent dans le bois. Leurs larves y creusent des galeries pendant des mois ou des années, puis l’adulte sort par un trou d’envol. Le capricorne des maisons attaque l’aubier des résineux et laisse des trous ovales de 5 à 8 mm, selon la préfecture de l’Orne. Le traitement capricorne passe par une injection dans les galeries, car les larves vivent au cœur des pièces. La petite vrillette, le « ver du bois », laisse des trous ronds de 1 à 4 mm, selon la préfecture de l’Orne. Le traitement vrillette concerne souvent des bois visibles : meubles, parquets, poutres apparentes.

Les termites

Les termites sont des insectes sociaux qui vivent en colonies dans le sol et remontent dans le bâtiment à l’abri de la lumière. Ils mangent le bois de l’intérieur et laissent souvent une surface intacte. Le Code de la construction et de l’habitation impose de déclarer leur présence en mairie. Un traitement termites bois complet relève d’une entreprise spécialisée : un produit appliqué sur le bois protège le bois, pas le bâtiment entier contre la colonie.

Les champignons lignivores

Les champignons lignivores décomposent le bois resté humide. Ils apparaissent après une fuite, une remontée d’humidité, de la condensation ou un défaut de ventilation. La mérule est le plus redouté : selon la préfecture de l’Orne, elle se développe dans un bois dont l’humidité dépasse 22 %. Un traitement mérule commence toujours par la suppression de la source d’eau. Les pourritures et le bleuissement se traitent avec un fongicide bois, appliqué sur un bois asséché.

Le feu

Le feu se prévient aussi par un traitement de surface. D’après sa fiche technique, Woodbliss ralentit l’expansion du feu et la formation de fumée ; le fabricant cite des tests de l’UL (États-Unis) et de l’EMPA (Suisse). Pour ignifuger le bois sur un chantier soumis à une exigence réglementaire, seul un procès-verbal de classement de réaction au feu fait foi ; la fiche technique de Woodbliss ne mentionne aucun classement de ce type.

Comment savoir ce qui attaque votre bois ?

Pour savoir ce qui attaque votre bois, observez trois indices : la forme des trous, l’aspect de la sciure et l’essence du bois. Des trous ovales dans un résineux orientent vers le capricorne. De petits trous ronds avec une poudre fine orientent vers la vrillette ou le lyctus. Un bois feuilleté avec des cordonnets de terre oriente vers les termites, selon la DREAL Bretagne. Un bois cassé en cubes, avec un feutrage blanc, oriente vers un champignon. Le tableau complet pour identifier un insecte du bois compare trous, sciure, essence et aspect de l’adulte.

Seule une attaque active demande un traitement curatif. Une sciure fraîche, claire, qui réapparaît après nettoyage, signe une attaque en cours. Des trous anciens, sombres, sans sciure nouvelle, signent souvent une attaque éteinte : seul un traitement préventif se justifie alors.

Traitement préventif ou curatif : lequel choisir ?

Le traitement préventif protège un bois sain avant toute attaque ; le traitement curatif arrête une attaque en cours, puis protège le bois restant.

CritèrePréventifCuratif
QuandBois neuf, bois sain mis à nu en rénovation, bois exposé à l’humiditéSciure fraîche, trous récents, champignon actif
MéthodeApplication en surfaceRetrait du bois détruit, injection au cœur, puis couches en surface
Woodbliss (fiche technique)Application en surface, selon le mode d’emploi figurant sur l’emballageInjection dans les galeries, puis application en surface, selon le mode d’emploi figurant sur l’emballage
HM1 (fabricant)1 volume de concentré pour 9 volumes d’eauMême dilution : le produit est annoncé préventif et curatif

Le niveau de protection préventive dépend de l’exposition du bois à l’humidité : c’est la classe d’emploi du bois, numérotée de 1 à 5 par la norme NF EN 335. Dans une construction neuve, les bois de structure doivent déjà être protégés contre les insectes à larves xylophages, selon le ministère de la Transition écologique.

Bois visible ou non visible : quel produit choisir ?

Pour un bois non visible (charpente, solives, dessous de plancher), choisissez Woodbliss ; pour un bois visible intérieur (poutres apparentes, lambris, meubles, parquet), choisissez HM1.

CritèreWoodblissHM1
Bois concernésBois non visibles, intérieurs ou extérieursTous bois intérieurs, visibles
Protection annoncée par le fabricantInsectes (capricorne des maisons, norme EN 46), champignons (norme EN 113), termites (test du Mississippi Forest Laboratory), feu (tests UL et EMPA)Insectes, champignons, termites ; préventif et curatif
DilutionSelon le mode d’emploi figurant sur l’emballage1 volume de concentré pour 9 volumes d’eau, d’après le fabricant
ConsommationSelon le mode d’emploi figurant sur l’emballage1 L prêt à l’emploi pour environ 10 m² par application, d’après le fabricant
AspectPeut laisser un voile blanchâtreCouleur neutre
FinitionÀ l’extérieur, protection contre l’humidité à ajouter (huile de lin, standolie)Recouvrable par huiles, lasures
Air intérieur (selon les fabricants)Aucune émission hors vapeur d’eauClassé A+ ; utilisable en pièce non aérée

HM1

dès 13,00 € TTC

Lisez l’étiquette et les informations produit avant toute utilisation.

Quels bois traiter en priorité ?

Les bois à traiter en priorité sont ceux qui portent la maison : charpente, solives, planchers. Une attaque y menace la solidité, pas seulement l’aspect. Un traitement charpente combine inspection de chaque pièce, retrait du bois détruit, injection et application en surface.

  • Charpente, solives, ossature cachée : Woodbliss, en préventif ou en curatif.
  • Poutres apparentes, lambris, plafonds, parquets, meubles : HM1, recouvrable ensuite par la finition de votre choix.
  • Bois extérieurs : Woodbliss, complété par une protection contre l’humidité, comme le demande sa fiche technique.
  • Ruches, étables, écuries, chambres d’enfants : les deux fabricants déclarent leur produit utilisable au contact des aliments ; la fiche de Woodbliss cite aussi les ruches, les étables et les écuries.

Les 6 étapes pour traiter le bois contre les insectes et les champignons :

  1. Identifier l’agresseur et vérifier que l’attaque est active.
  2. Supprimer l’humidité en cas de champignon : fuite, gouttière, ventilation.
  3. Préparer le bois : brosser, retirer le bois détruit, enlever saletés, produits hydrofuges et anciennes finitions, comme l’exige la fiche de Woodbliss. Protégez vitres et métaux.
  4. Injecter en curatif : remplir les galeries ou des trous percés pour que le produit atteigne les parties touchées.
  5. Appliquer en surface au pinceau ou au rouleau, en suivant la dilution et le nombre de couches du mode d’emploi figurant sur l’emballage.
  6. Laisser sécher sans que les pièces traitées se touchent, puis poser la finition si besoin.

Portez des gants et des lunettes avec Woodbliss : sa fiche technique explique que le produit est alcalin pendant l’application et neutre une fois sec.

Quelle quantité de produit prévoir ?

La quantité de produit se calcule sur la surface développée du bois, c’est-à-dire toutes les faces à traiter, et non sur la surface au sol de la pièce. Une poutre de 8 × 20 cm sur 4 m offre 0,56 m de pourtour, donc 2,24 m² à traiter.

ExempleProduitCalculÀ prévoir
Lambris, 25 m², une applicationHM1 dilué 1 pour 9, 10 m² par litre prêt à l’emploi (fabricant)25 ÷ 10 = 2,5 L prêt à l’emploi0,25 L de concentré + 2,25 L d’eau

Pour Woodbliss, la dilution, le nombre de couches et la consommation à retenir sont ceux du mode d’emploi figurant sur l’emballage. Ajoutez une marge pour les bois anciens et très poreux, et pour les injections curatives.

Quand faut-il faire appel à un professionnel ?

Faites appel à un professionnel dès que l’attaque touche une structure porteuse, ou dès qu’il s’agit de termites ou de mérule.

  • Structure atteinte : poutre qui fléchit, plancher qui s’affaisse, bois qui s’effrite en profondeur. Un diagnostic décide du renforcement ou du remplacement des pièces.
  • Termites : la déclaration en mairie se fait dans le mois qui suit la constatation, selon la préfecture de l’Allier et la Ville de Paris.
  • Mérule : le Code de la construction et de l’habitation impose de déclarer sa présence en mairie ; l’occupant, à défaut le propriétaire, s’en charge, selon le ministère de la Transition écologique.
  • Vente en zone délimitée par arrêté préfectoral : un état relatif à la présence de termites est annexé à la promesse de vente ; il est valable six mois, selon le même ministère.

Le FCBA recommande de faire appel à une entreprise certifiée CTB-A+, contrôlée par un organisme indépendant. Le prix d’une intervention se fixe sur devis. Il dépend de la surface développée, de l’accès aux bois, de la gravité de l’attaque, du nombre de pièces à remplacer et de la méthode choisie.

Les erreurs fréquentes vues au comptoir

  • Traiter sans identifier : un traitement contre le capricorne sur du chêne vise le mauvais insecte, car le capricorne n’attaque que l’aubier des résineux, selon la préfecture de l’Orne.
  • Traiter un champignon sans couper l’eau : le champignon repart dès que le bois redevient humide.
  • Pulvériser seulement en surface une attaque de capricorne : les larves vivent au cœur de la pièce ; la fiche de Woodbliss insiste pour que le produit atteigne les parties touchées.
  • Calculer au mètre carré de plancher au lieu de la surface développée : la quantité est alors sous-estimée.
  • Appliquer sur un bois verni, ciré ou hydrofugé : le produit ne pénètre pas.
  • Laisser un bois extérieur traité au Woodbliss sans finition : la fiche demande une protection supplémentaire contre l’humidité.

Questions fréquentes sur le traitement insecticide fongicide du bois

Quelle efficacité pour un traitement du bois naturel contre les insectes et les champignons ?

L’efficacité est une revendication du fabricant, à vérifier sur sa fiche. Le fabricant de Woodbliss annonce des essais selon la norme EN 46 contre le capricorne des maisons et selon la norme EN 113 contre les champignons. Le résultat dépend aussi de la mise en œuvre : en curatif, le produit doit atteindre les galeries.

Quel produit de traitement choisir pour un bois intérieur ?

Pour un bois intérieur visible, choisissez HM1 : son fabricant l’annonce de couleur neutre, classé A+, recouvrable par huiles et lasures. Pour un bois intérieur caché, comme une charpente ou des solives, choisissez Woodbliss. Woodbliss peut laisser un voile blanchâtre, sans gêne sur un bois que personne ne voit.

Faut-il traiter un bois neuf ?

Oui, si son essence et son exposition ne lui donnent pas une durabilité suffisante. Le niveau de protection se choisit selon la classe d’emploi, de 1 à 5. Dans une construction neuve, les bois de structure doivent être protégés contre les insectes à larves xylophages, selon le ministère de la Transition écologique.

Peut-on traiter son bois soi-même ?

Oui, pour un bois accessible, une attaque localisée et une structure saine. Non pour une poutre porteuse affaiblie, des termites ou de la mérule : un diagnostic professionnel s’impose. Décrivez votre chantier par message depuis la page contact.

Peut-on huiler ou lasurer le bois après le traitement ?

Oui. Le fabricant de HM1 le déclare recouvrable par huiles et lasures. La fiche de Woodbliss conseille une huile (huile de lin, standolie) ou une cire, qui masque aussi le voile blanchâtre. Pour une autre finition, la fiche demande un essai sur une zone peu visible.

Combien coûte un traitement du bois contre les insectes ?

Le coût d’un traitement fait soi-même dépend de la surface développée et du mode d’emploi du produit ; le prix des produits s’affiche en direct dans les blocs produits de cette page. Une intervention d’entreprise se fait sur devis. Le devis varie selon la surface, l’accès, la gravité de l’attaque et le remplacement éventuel de pièces.

Les guides de ce dossier

Traitement capricorneTraitement capricorne des maisons : reconnaître les trous ovales, traiter soi-même par injection ou appeler un pro, quantité de produit naturel à…Lire le guide →Traitement vrilletteTraitement vrillette naturel : petite et grosse vrillette ou lyctus, vérifier si l'attaque est active, traiter meubles et parquets, quantité de produit.Lire le guide →Traitement termites boisTraitement termites bois : reconnaître cordonnets et bois feuilleté, déclarer en mairie, diagnostic à la vente, rôle du pro, protection naturelle des…Lire le guide →Traitement méruleTraitement de la mérule : déclaration en mairie, suppression de l'humidité, 6 étapes du professionnel, produit naturel en complément et facteurs du…Lire le guide →Fongicide boisFongicide bois : reconnaître pourriture cubique, fibreuse, molle et bleuissement, rôle de l'humidité, produits sans biocide, dosages et erreurs à éviter.Lire le guide →Traitement charpenteTraitement de charpente : diagnostic, préventif ou curatif, 6 étapes (bûchage, injection, pulvérisation), quand appeler un pro et quantités à prévoir.Lire le guide →Insecte du boisInsecte du bois : comment l'identifier par la forme des trous, la sciure, l'essence attaquée et l'adulte : capricorne, vrillette, lyctus, termites.Lire le guide →Classe d’emploi du boisClasse d'emploi du bois selon NF EN 335 : classes 1 à 5, humidité, agents biologiques, durabilité naturelle NF EN 350, bois…Lire le guide →Ignifuger le boisIgnifuger le bois : Euroclasses et classement M, bois massif D-s2,d0, quand c'est obligatoire, protocole Woodbliss (tests UL et EMPA) et surface…Lire le guide →